Un parcours alimentaire des terroirs de la Côte-Nord.




Kegaska  (photo par: Claude Robillard)

Kegaska (photo par: Claude Robillard)

La Côte-Nord a la cote en 2016. Forte de l’extension de la route 138 qui tend vers Blanc-Sablon lentement mais sûrement, et de la possibilité que la construction pont de Tadoussac, porte d’entrée de la région, soit bientôt envisagée, la région connaît un regain d’intérêt de la part du public. Son chef lieu, Sept-Îles, est l’hôte du Musée Régional de la Côte-Nord. C’est là qu’on peut visiter une exposition mettant en valeur ses terroirs et son patrimoine agroalimentaire.

Au printemps 2013 a été publié un livre intitulé: De la subsistance à la table d’hôte : parcours du terroir alimentaire de la Côte-Nord. Les auteurs de l’ouvrage sont Guy Côté et Steve Dubreuil. lire la suite (…)

La Basse Côte-Nord infuse ses arômes.

Cowberry La Basse Côte-Nord infuse ses arômes dans la gastronomie de sa région. De plus en plus, les particularités de ce secteur de la Côte-Nord, sont reconnues. Elle est le far-est du Québec. Maintenant que la route s’arrête à Kégaska, et qu’elle rejoindra un jour très attendu, Blanc-Sablon, on dirait que des effluves de l’endroit parviennent jusqu’au reste du monde. lire la suite (…)

Le talent de Shauit enfin reconnu.

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L’artiste originaire de Malioténam, en Côte-Nord, a enfin été reconnu dans ses qualités artistiques. En effet, cette semaine, Shauit, auteur compositeur interprète, a reçu deux prix: RADARTS ainsi que le prix Rideau du Réseau des organisateurs de spectacles de l’est du Québec. lire la suite (…)

Profil artistique: Bâton de parole, Le son de Natashquan.

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Le troisième profil artistique porte sur Jean-François Blouin et Benoît Rolland, musiciens diplômés du Conservatoire de Musique de Montréal en musique électroacoustique; via leur composition intitulée BÂTON DE PAROLE. Il s’agit d’une oeuvre composée des sons de Natashquan, en Côte-Nord. Bâton de Parole est le droit d’un long travail étalé sur plusieurs années, réalisé à Natashquan et à Montréal. Leur démarche singulière a donné un résultat qui est une fenêtre auditive sur le monde de Nutashkuan, son territoire, ses habitants, et ses saisons.
Profil artistique #3: Bâton de parole, le son de Natashquan.

Le son de la Basse Côte Nord.

Émission spéciale de Radio EDS diffusée à l’origine sur Radio Centre-Ville Montréal 102,3 FM: le son de Natashquan, en Côte Nord. Deux finissants du Conservatoire de Musique de Montréal, partent à plusieurs reprises, à Nutashquan, à 1300 kilomètres de Montréal. Ils y relèveront l’essence phonétique à travers le son du teweïgen, des ainés, des animaux, du vent et de la glace. Un formidable exercice d’actualisation de la culture innue en Basse Côte Nord, en 2013.

Le son de Nutashquan

 

Innu Nikamu

Cette fin de semaine est l’occasion d’un événement culturel très important en Côte Nord. Il s’agit d’Innu Nikamu. Pour ceux à la recherche constante de musique méconnue et nouvelle, ce n’est pas dans que dans les palmarès alternatifs branchés que vous les trouverez. C’est plutôt, cette fin de semaine, à Uashat et Malioténam que vous retrouverez une telle réserve de musique nouvelle.

Pour ceux qui ne s’en doutaient point, la communauté de Malioténam, non loin de Sept-Îles, en Côte-Nord, est l’hôte d’un des festivals de musique les plus uniques au monde: INNU NIKAMU. Ce dernier est un événement très important, en tant que lieu de diffusion de culture autochtone du Québec, et d’ailleurs en Amérique du Nord. Il ne s’agit ni d’un festival de chanson régulier, ni d’un pow wow traditionnel. Innu nikamu, qui se traduit en somme, par l’expression ”l’indien chante”, met en vedette des artistes de tous les horizons musicaux: du plus traditionnel au plus avant-garde. Chaque été, toute une programmation apporte un vent festif dans cet endroit très spécial qu’est Uashat-Malioténam et, de manière plus générale, Sept-Îles, chef lieu de la Côte Nord. Différents médiums sont utilisés, alliant souvent le cérémoniel et le théâtral à la musique. À ses débuts dans les années 80, l’événement comprenait surtout le style de musique appelé aujourd’hui le ”folk innu”. Petit à petit, la programmation s’est variée, et est devenue de plus en plus riche au fil des années, jusqu’à aujourd’hui, où sont venus se greffer une panoplie d’artistes de nouveaux styles tels le hip-hop, le jazz, le reggae, et des musiques électroniques. Des spectateurs y affluent désormais depuis non seulement les quatre coins du Québec et du Labrador, mais aussi des provinces maritimes, de la Nouvelle Angleterre, de l’Ouest Canadien, et même d’ailleurs en Amérique et dans le monde. On assiste ici à la naissance de musique adaptée et inspirée à partir du territoire. Ce courant ne fait que commencer à déployer ses ailes, et nous en entendrons sans-doute de plus en plus parler, puisqu’il représentune partie inébranlable de la culture musicale du Québec en 2012 de par sa singularité mais surtout à cause de son importance insoupçonnée dans la définition de l’identité autochtone en notre époque.

Innu Nikamu

Liste annuelle des pow-wow du Québec 2012

Pow wow de Essipit

C’est au tour du pow-wow de Essipit de faire résonner ses tambours cette fin de semaine! À l’entrée de la Côte Nord, non loin de Tadoussac, toute une festivité vous attend cette année; le comité organisateur a mis le paquet dans la programmation. Plusieurs groupes de la région sont au menu, et la tête d’affiche cette année est nul autre qu’Éric Lapointe. Les Innus de la rivière aux coquillages savent comment livrer un pow-wow des plus garnis et festifs. Plusieurs troupes de tambour, chant et danses traditionnels au menu. Kiosques d’artisanat, de nourriture, et de vêtements sur place. Des feux d’artifices et une magnifique vue seront au rendez-vous.

Du 20 au 22 juillet 2012

Lieu de l’événement : 27, rue de la Réserve, Les Escoumins
Québec. Téléphone: 1 888 868-6666

LISTE 2012 DES POW-WOW AU QUÉBEC

La route 138 sera enfin prolongée.

Limite actuelle de la route 138 sur la rive de la rivière Natashquan.

 

Après des années d’attente, la fameuse route 138, s’arrêtant aujourd’hui à Natashquan, traversera enfin la grande rivière Natashquan.

Dans le cadre d’un plan quinquennal qui prévoit relier Blanc Sablon à la route 138, un premier tronçon avancera la route d’une quarantaine de kilomètres après sa limite actuelle. La route se rendra ainsi jusqu’à Kegaska. Il s’agit d’un village de 130 habitants, qui sera enfin reliée au réseau routier, et bénéficiera d’un accès facile au reste du continent par voie terrestre mais aussi de la baisse du coût des denrées, jusqu’à maintenant rendu prohibitif à cause du tarif du transport maritime.

Kegaska vient du mot innu: quegasca, qui signifie passage ou raccourci entre la terre ferme et les îles à la marée haute. En effet, c’est un lieu stratégique par où doit passer la route pour économiser de la distance. C’est d’ailleurs un lieu qui avait été choisi par la Compagnie de la Baie d’Hudson pour l’érection d’un poste de pêche en 1831. La route entre la rive ouest de la rivière Natashquan et Kegaska nécessitera la construction d’un pont sur cette majestueuse rivière. Ce tronçon de route est le dernier qui est situé en terrain “facile” même si déjà un défi d’ingénierie. Au delà de ce point, c’est la profonde Basse Côte Nord qui se déploie, avec une topographie encore plus accidentée, avec beaucoup de rivières et de vallons, et beaucoup de tourbières, et de zones à contourner.

Le point rouge à gauche indique la limite actuelle de la route 138, elle sera prolongée jusqu'à Kegaska, où se trouve l'autre point rouge, au delà duquel le terrain devient un véritable casse tête pour la construction de la route.

C’est le Conseil des Montagnais qui gérera la construction du pont sur la rivière Natashquan. Il s’agit d’un pont à deux voies. Le tronçon sera prêt d’ici l’été 2013. Entre temps, et d’ici 2016 d’autres tronçons seront réalisés à différents lieux entre Blanc-Sablon et Kegaska. Ceci complètera enfin le lien est-ouest du Québec. Espérons que les populations locales pourront profiter à juste titre des avantages de cette route réclamée depuis fort longtemps.