Un livre qui invite à cuisiner le territoire.

gardemangerborealLes chefs du Saint-Amour et de Chez Boulay bistro boréal viennent de pondre un excellent livre! Il s’agit de “Le garde manger boréal”, qui est maintenant en vente dans toutes les librairies. Le livre invite la population du Québec à franchir le pas pour adopter les denrées sauvages d’une richesse insoupçonnée qui foisonnent dans les multiples terroirs de leurs différentes régions. Il s’inscrit dans le courant d’une perfection de la cuisine québécoise. Pour en apprendre plus, suivez ce lien qui mène vers l’article hors série de États de Splendeur.

Perdus dans les marécages du castor outaouais…





Crédit photo: Éco-odyssée

Crédit photo: Éco-odyssée

À Wakefield, dans la région de l’Outaouais, une activité unique attend d’être découverte. Elle est située dans un gigantesque domaine sauvage de 500 acres, presqu’aussi grand qu’un village. Ce sont les terres du site Éco-odyssée, sur lesquelles existe une aventure qui vous fera apprécier en profondeur le pays du castor. C’est à cet endroit que vous trouverez le fameux labyrinthe d’eau unique au monde, véritables méandres dans les milieux humides qui sont la demeure du castor outaouais. Cette épreuve qui se fait dans la détente en est une qui est le fruit d’un long labeur passionné. lire la suite (…)

Les nouvelles voies de l’érable.

800px-Maple_sap_buckets_-_Beaver_Meadow_Audubon_Center En cette saison des sucres, la question du sirop d’érable, au Québec est d’autant plus d’actualité. Un rapport pessimiste concernant la production acéricole a été déposé auprès du gouvernement du Québec.
En constatant une baisse de part de marché pour les producteurs d’érable du Québec, plusieurs acteurs du milieu se questionnent sur les stratégies d’avenir. Quels angles d’approche permettront aux acériculteurs Québécois de se repositionner et de mettre en valeur ce produit de choix? Voici un article pertinent sur le sujet, venant d’être publié parmi les articles Hors-Série du magazine États de Splendeur.

Les nouvelles voies de l’érable.

La Basse Côte-Nord infuse ses arômes.

Cowberry La Basse Côte-Nord infuse ses arômes dans la gastronomie de sa région. De plus en plus, les particularités de ce secteur de la Côte-Nord, sont reconnues. Elle est le far-est du Québec. Maintenant que la route s’arrête à Kégaska, et qu’elle rejoindra un jour très attendu, Blanc-Sablon, on dirait que des effluves de l’endroit parviennent jusqu’au reste du monde. lire la suite (…)

Profil artistique: Bâton de parole, Le son de Natashquan.

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Le troisième profil artistique porte sur Jean-François Blouin et Benoît Rolland, musiciens diplômés du Conservatoire de Musique de Montréal en musique électroacoustique; via leur composition intitulée BÂTON DE PAROLE. Il s’agit d’une oeuvre composée des sons de Natashquan, en Côte-Nord. Bâton de Parole est le droit d’un long travail étalé sur plusieurs années, réalisé à Natashquan et à Montréal. Leur démarche singulière a donné un résultat qui est une fenêtre auditive sur le monde de Nutashkuan, son territoire, ses habitants, et ses saisons.
Profil artistique #3: Bâton de parole, le son de Natashquan.

Vivre en forêt, 25 ans plus tard

Le surviethon,

expérience vécue en 1984, par André-François Bourbeau et Jacques Montminy. Suite à avoir lancé une fléchette sur un endroit au hasard dans la forêt Québécoise, les deux compagnons ont fait le serment se s’y faire déposer, sans nourriture et eau, ni autres ressources, avec pour seul outil, le couteau. Le but de l’expérience sera de vivre seul en forêt, en totale autarcie pendant un mois.

C’est ainsi qu’ils s’y feront déposer en hélicoptère, au milieu de nulle part, près du réservoir Pipmuacan, dans le Saguenay-Lac Saint Jean. Monsieur Bourbeau prendra en note, jour après jour, tous les déboires de cette expédition, et en fera un récit, publié en 1988: Surviethon, véritable mine d’or d’information dans le domaine, ayant donné lieu au programme de Baccalauréat en Intervention plein-Air et Tourisme d’aventure, à l’Université Chicoutimi, toujours sous l’égide de ce dernier.

On retrouve dans le récit, l’invraisemblance de la voracité moustique les ayant assaillis. La première journée, dans un véritable ”pit à bibittes”, les deux amis ont travaillé des heures et des heures à allumer un feu par friction. Arrivés à la tombée de la nuit, ils ont presque cédé à la panique, pour finalement voir apparaître la première rougeur d’espoir apparaître à travers la sueur, le bois et la fumée.

Ils ont ensuite déménagé, pour se rendre à un autre endroit, toujours sans trouver de gibier. Le terrain qu’ils ont choisi s’est avéré en être un particulièrement pauvre, exempt de petits fruits, de racines et même d’oiseaux ou d’autres créatures comestibles. André-François raconte comment ils ont tout perdu, un jour, lorsqu’un incendie a ravagé l’habitation qu’ils s’étaient construits. Sans communication radio fonctionnelle, ils étaient condamnés à la vie dans son expression brute pendant 31 jours. André François, dans l’adversité, s’est dépassé, et a poussé très loin son adaptabilité avec son milieu forestier sauvage, allant, par exemple, jusqu’à se reconstruire ses lunettes brisées avec une monture confectionnée en bois de ses propres mains. Au delà du simple camping de longue durée, cette expérience a placé ces deux humains dans un des milieux les plus hostiles qui soit, près du point de congélation.

Monsieur Bourbeau s’est fait offrir par son éditeur de ré-éditer son livre, indisponible en librairie depuis les années 90. Pour l’exercice, l’auteur note, que cette expérience, naïve, une des premières du genre au Québec (Burt McConnell, un journaliste de New-York avait tenté une similaire expérience au Québec, en 1929), a contribué à tester l’applicabilité en sol québécois, de divers principes de survie en milieu naturel, issus d’ailleurs dans le monde. Aujourd’hui, suite à ces expériences, et suite à tout un bagage de savoir et de savoir faire accumulé dans le cadre de cette discipline à l’université du Québec à Chicoutimi, André-François nous livre ce qu’il a appris, en retrait su fameux surviethon de 1984. Aucun besoin d’aller chercher les conditions les plus hostiles et inhospitalières ou encore les plus lointaines, pour se sentir bien ou encore, pour sentir que l’on vit un lien avec la nature. Beaucoup de nouvelles techniques ont été mises au point depuis. Ainsi, assis sur le bord du lac où il avait été ”déchargé” par hélicoptère il y a 25 ans, la sommité internationale en vie et survie en forêt nous livre ses réflexions, la route se rend maintenant en ce lieu autrefois lointain, et le lieu de son premier feu est impossible à retrouver.  Pourtant, quelque chose d’immuable a été gagné de ce défunt exercice, et il se retrouve désormais relié, dans les pages et les phrases de ce livre phare, qui nous est réoffert, pour ceux qui n’ont pas pu, encore, y puiser un inestimable récit véritable.