Qu’est-ce qu’un produit du terroir?

Un véritable produit du terroir, comment est-il défini?

Un véritable produit du terroir, comment est-il défini?

Il n’y a pas de législation définissant le produit du terroir de manière précise, sauf pour certains produits individuels. Néanmoins, beaucoup de produits du terroir existent sans être définis de manière explicite et exhaustive par une loi ou une règle.
Le terroir n’est pas que notion objective et fait référence à un cadre socio-culturel plus large. Comprendre ce contexte aide à approfondir l’appréciation de l’expérience du terroir en tant que réalité ayant plusieurs niveaux d’expression.
Un article de l’économiste Gilles Allaire a été écrit à ce sujet en 2010. Fort à propos, vous pouvez le lire ici: Produits de terroir : dimensions culturelles et attentes sociétales

Ceci est une excellente lecture pour accompagner l’article de Patrick Hacikyan qui vient d’être publié à ce sujet sur États de Splendeur. On explore la question de ce qu’est un produit du terroir. Vous pouvez le lire ici: Qu’est-ce qu’un produit du terroir?

Nouveau numéro EDS, #4

États de SplendeurLe numéro 4 du magazine États de Splendeur vient de sortir. Il est intitulé “ADOPTER LE TERROIR”. Vous pouvez lire l’éditorial dès maintenant en cliquant sur ce lien. Au menu pour cette édition: la fraise, un marché public, gastronomie de l’Île Maurice, viande sauvage, et bien plus! Venez consulter États de Splendeur souvent pour de nouveaux articles.

Un livre qui invite à cuisiner le territoire.

gardemangerborealLes chefs du Saint-Amour et de Chez Boulay bistro boréal viennent de pondre un excellent livre! Il s’agit de “Le garde manger boréal”, qui est maintenant en vente dans toutes les librairies. Le livre invite la population du Québec à franchir le pas pour adopter les denrées sauvages d’une richesse insoupçonnée qui foisonnent dans les multiples terroirs de leurs différentes régions. Il s’inscrit dans le courant d’une perfection de la cuisine québécoise. Pour en apprendre plus, suivez ce lien qui mène vers l’article hors série de États de Splendeur.

Séraphin: les récits perdus revoient le jour!

Séraphin: Nouvelles histoires des Pays d'en Haut.Il était une fois un village dans les Basses Laurentides. Dans le fond d’une vente de garage, un collectionneur méticuleux fouille à travers livres et papiers divers qui n’intéressent personne. Il s’appelle Rosaire Fontaine, spécialiste propriétaire de plusieurs collections connues par les amateurs d’objets rares. Dans son geste suivant, ses mains tomberont sur des textes originaux, tombés aux oubliettes depuis un certain temps. Plus personne ne soupçonnait leur existence. lire la suite (…)

Sur la route en Abitibi-Témiscamingue

Mathieu Dupuis est une étoile montante dans le domaine de la photographie au Québec. Il est photographe pour Parcs-Québec depuis huit ans déjà. Il est un de ceux qui contribuent à souligner la splendeur insoupçonnée de certains coins de pays, souvent très reculés.

Ce photographe émérite dans la trentaine a signé son premier contrat d’édition pour des livres de photographie avec les Éditions de l’Homme à 22 ans. Lire la suite (…)

Les granges du Québec

Les granges font partie du patrimoine esthétique du Québec depuis le 17ème siècle. Elles sont désormais indissociables du paysage rural québécois typique. Un ouvrage vient d’être lancé par les éditions Art Global, explorant le phénomène. Il s’agit d’un livre empli de photos saisissantes et de texte relatant la réalité des granges du Québec sous ses multiples formes. Les photos sont l’oeuvre du photographe Pierre Philippe Brunet, et le texte de Jean O’Neil.

Les granges y sont explorées depuis leurs débuts en Nouvelle-France jusqu’à aujourd’hui. Les fameuses granges circulaires de l’Estrie, ainsi que d’autres granges uniques, y apparaissent. Aujourd’hui, plusieurs d’entre elles sont à l’abandon faute d’entretien, et deviennent des ruines en proie aux développeurs immobiliers de Toronto ou New York par exemple. Ces derniers se procurent les granges à petit prix, puis les démontent pièce par pièce, pour s’emparer du bois, le transporter, et l’implanter sur les murs de condos citadins en manque de cachet, décuplant ainsi la valeur de revente du logement grâce à ce bois de grange usé par les saisons.

Mais d’autres granges trouvent une seconde vie en se faisant restaurer. Certaines deviennent des théâtres d’été, tradition fort agréablee des saisons estivales du Québec. D’autres deviennent carrément des habitations ou des musés, dotés d’un cachet authentique. Souvent, les granges deviennent des ateliers, prolongeant ainsi leur vocation première. Dans tous les cas, les granges du Québec sont devenues caractéristiques du paysage rural d’une bonne partie des régions. Développées par un savoir faire ancien, d’ici, avec des matériaux locaux, ces constructions très plastiques, en bois sont là pour rester, autant que possible, on l’espère, dans le panorama de nos campagnes.

Granges du Québec

Vivre en forêt, 25 ans plus tard

Le surviethon,

expérience vécue en 1984, par André-François Bourbeau et Jacques Montminy. Suite à avoir lancé une fléchette sur un endroit au hasard dans la forêt Québécoise, les deux compagnons ont fait le serment se s’y faire déposer, sans nourriture et eau, ni autres ressources, avec pour seul outil, le couteau. Le but de l’expérience sera de vivre seul en forêt, en totale autarcie pendant un mois.

C’est ainsi qu’ils s’y feront déposer en hélicoptère, au milieu de nulle part, près du réservoir Pipmuacan, dans le Saguenay-Lac Saint Jean. Monsieur Bourbeau prendra en note, jour après jour, tous les déboires de cette expédition, et en fera un récit, publié en 1988: Surviethon, véritable mine d’or d’information dans le domaine, ayant donné lieu au programme de Baccalauréat en Intervention plein-Air et Tourisme d’aventure, à l’Université Chicoutimi, toujours sous l’égide de ce dernier.

On retrouve dans le récit, l’invraisemblance de la voracité moustique les ayant assaillis. La première journée, dans un véritable ”pit à bibittes”, les deux amis ont travaillé des heures et des heures à allumer un feu par friction. Arrivés à la tombée de la nuit, ils ont presque cédé à la panique, pour finalement voir apparaître la première rougeur d’espoir apparaître à travers la sueur, le bois et la fumée.

Ils ont ensuite déménagé, pour se rendre à un autre endroit, toujours sans trouver de gibier. Le terrain qu’ils ont choisi s’est avéré en être un particulièrement pauvre, exempt de petits fruits, de racines et même d’oiseaux ou d’autres créatures comestibles. André-François raconte comment ils ont tout perdu, un jour, lorsqu’un incendie a ravagé l’habitation qu’ils s’étaient construits. Sans communication radio fonctionnelle, ils étaient condamnés à la vie dans son expression brute pendant 31 jours. André François, dans l’adversité, s’est dépassé, et a poussé très loin son adaptabilité avec son milieu forestier sauvage, allant, par exemple, jusqu’à se reconstruire ses lunettes brisées avec une monture confectionnée en bois de ses propres mains. Au delà du simple camping de longue durée, cette expérience a placé ces deux humains dans un des milieux les plus hostiles qui soit, près du point de congélation.

Monsieur Bourbeau s’est fait offrir par son éditeur de ré-éditer son livre, indisponible en librairie depuis les années 90. Pour l’exercice, l’auteur note, que cette expérience, naïve, une des premières du genre au Québec (Burt McConnell, un journaliste de New-York avait tenté une similaire expérience au Québec, en 1929), a contribué à tester l’applicabilité en sol québécois, de divers principes de survie en milieu naturel, issus d’ailleurs dans le monde. Aujourd’hui, suite à ces expériences, et suite à tout un bagage de savoir et de savoir faire accumulé dans le cadre de cette discipline à l’université du Québec à Chicoutimi, André-François nous livre ce qu’il a appris, en retrait su fameux surviethon de 1984. Aucun besoin d’aller chercher les conditions les plus hostiles et inhospitalières ou encore les plus lointaines, pour se sentir bien ou encore, pour sentir que l’on vit un lien avec la nature. Beaucoup de nouvelles techniques ont été mises au point depuis. Ainsi, assis sur le bord du lac où il avait été ”déchargé” par hélicoptère il y a 25 ans, la sommité internationale en vie et survie en forêt nous livre ses réflexions, la route se rend maintenant en ce lieu autrefois lointain, et le lieu de son premier feu est impossible à retrouver.  Pourtant, quelque chose d’immuable a été gagné de ce défunt exercice, et il se retrouve désormais relié, dans les pages et les phrases de ce livre phare, qui nous est réoffert, pour ceux qui n’ont pas pu, encore, y puiser un inestimable récit véritable.