La chronique fantômatique: château oublié.

entetemenier Il y a de cela assez longtemps, en 2009, États de Splendeur était alors une émission de radio diffusée sur les ondes de CKRL à Québec. À l’époque, le site web était en conception et en version béta. On enregistrait déjà des émissions web dans le studio du Côteau. Est apparu à l’époque une idée de chronique récurrente: la chronique Fantômatique.

Le concept était de parler d’un sujet aujourd’hui absent, un élément de la culture du Québec ayant disparu, étant toutefois illustre de par son absence. La première chronique de la sorte parlait du fameux Château Ménier. Bijou aujourd’hui parti en fumée. de la grande île d’Anticosti.

Enfin la chronique est lancée version écrite. Nous avons repris cette première chronique fantomatique et repliée sous forme écrite. Si vous voulez en savoir plus sur le fameux château disparu de l’Île d’Anticosti, c’est ici:

Château Ménier, rêve d’Anticosti.

La fête de la galette de sarrasin à Sainte Eustache

photo provenant de: www.festivaldelagalette.com

photo provenant de: www.festivaldelagalette.com

Le 14 et 15 septembre 2013, le Vieux Sainte Eustache prend des airs de fête de village. En effet, il s’y déroulera la 28ème édition de la Fête de la galette et des Saveurs du Terroir. Il s’agit d’une fête qui se démarque de la plupart des fêtes de village de par son caractère historique.
L’événement tourne autour du Moulin Légaré; moulin à eau bâti sur la rivière du Chêne, à la toute fin de la Nouvelle France, en 1762, par le seigneur Louis-Eustache Lambert Dumont.
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Les granges du Québec

Les granges font partie du patrimoine esthétique du Québec depuis le 17ème siècle. Elles sont désormais indissociables du paysage rural québécois typique. Un ouvrage vient d’être lancé par les éditions Art Global, explorant le phénomène. Il s’agit d’un livre empli de photos saisissantes et de texte relatant la réalité des granges du Québec sous ses multiples formes. Les photos sont l’oeuvre du photographe Pierre Philippe Brunet, et le texte de Jean O’Neil.

Les granges y sont explorées depuis leurs débuts en Nouvelle-France jusqu’à aujourd’hui. Les fameuses granges circulaires de l’Estrie, ainsi que d’autres granges uniques, y apparaissent. Aujourd’hui, plusieurs d’entre elles sont à l’abandon faute d’entretien, et deviennent des ruines en proie aux développeurs immobiliers de Toronto ou New York par exemple. Ces derniers se procurent les granges à petit prix, puis les démontent pièce par pièce, pour s’emparer du bois, le transporter, et l’implanter sur les murs de condos citadins en manque de cachet, décuplant ainsi la valeur de revente du logement grâce à ce bois de grange usé par les saisons.

Mais d’autres granges trouvent une seconde vie en se faisant restaurer. Certaines deviennent des théâtres d’été, tradition fort agréablee des saisons estivales du Québec. D’autres deviennent carrément des habitations ou des musés, dotés d’un cachet authentique. Souvent, les granges deviennent des ateliers, prolongeant ainsi leur vocation première. Dans tous les cas, les granges du Québec sont devenues caractéristiques du paysage rural d’une bonne partie des régions. Développées par un savoir faire ancien, d’ici, avec des matériaux locaux, ces constructions très plastiques, en bois sont là pour rester, autant que possible, on l’espère, dans le panorama de nos campagnes.

Granges du Québec