Grand marché du terroir, à Liège.


tempo-24Il se déroulera sous peu, à Liège, en Belgique, un des plus importants événements du monde du terroir et de ses produits, en Wallonie. La Belgique regorge de produits fabuleux dans ses multiples terroirs. Pour ceux de passage, ce grand marché est un “must”! Il a rassemblé plus de 10 000 visiteurs dans ses précédentes éditions.
Cette année ce sont 150 différents producteurs authentiques qui s’y sont donné rendez-vous. Le concept intitulé “C’est bon, c’est wallon” vise en fait à mettre en valeur les produits wallons, c’est à dire issus des dégions francophones de la Belgique. On y trouvera donc évidemment bières, mais aussi les vins wallons, moins connus, eux. À cela s’ajouteront fromages, charcuteries, produits maraîchers et de boucherie et autres produits transformés renfermant leur coin de pays.
Une excellente initiative qui est un exercice nécessaire pour non seulement rendre accessibles les produits régionaux et du terroir, mais aussi pour les publiciser et ce faisant, éduquer les visiteurs.

Retrouvez plus d’informations ici: C’est bon, c’est Wallon.

Nouvel article sur le vin Tahitien.

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Au milieu des îles de la Polynésie, un exercice se poursuit depuis plusieurs années, et porte enfin fruit. Le domaine des Ampélidacées est un grand vignoble qui a, contre toute attente, fini par donner des vins remarquables. Aujourd’hui, on peut déguster des vins de Tahiti sur les cinq continents, mais ce n’est qu’après de longs efforts que c’est enfin devenu possible.
Ce nouvel article d’Émilie Desharnais nous informe sur le nouveau trésor du pacifique qu’est ce vignoble.

Lisez-le ici: Splendide vin de Tahiti

Excellent bar à vin de produits locaux à Magog-Orford

Photo de Jean-Philippe Boulet.

Lac Memphrémagog. Photo de Jean-Philippe Boulet.

Magog-Orford est une ville splendide. Flanquée par son impressionnant lac Memphrémagog qui dépasse la frontière et a sa rive opposée aux États-Unis, elle est une destination très appréciée depuis plus d’un siècle. C’est près de là, sur ces rives que s’est érigée la fameuse Abbaye de Saint Benoit du Lac avec son cidre et son célèbre fromage bleu l’Ermite. C’est aussi le lieu où se déroulent souvent les célébrations annuelles des vendanges en Estrie. Il s’agit un peu d’un haut lieu du petit monde du vin de cette région. Cette très jolie municipalité possède un “je ne sais quoi” qui fait revenir tant de gens sur place année après année, sans compter ceux qui décident de s’y établir ou qui y vivent déjà. lire la suite (…)

Des tendances se dessinent…#1 le cidre.





New Cider (cidre nouveau). Tableau de Thomas Waterman Wood, vers 1868

New Cider (cidre nouveau). Tableau de Thomas Waterman Wood, vers 1868

Mai 2016. Depuis maintenant plusieurs années, Québec fait souvent office de chef de file dans le monde gastronomique, des produits régionaux et du terroir aujourd’hui. Certains voient lui un baromètre situé près du flair européen, mais niché dans le nord de l’Amérique et sa culture, tout en étant en constante irrigation par le chemin de ses racines autochtones. Plusieurs tendances se dessinent ici en gastronomie, qui finissent par faire un tabac ensuite dans le monde entier. Souvent, cela se passe sans tambour ni trompette.
Trois tendances bien simples au Québec sont notées cette année au niveau culinaire. Il s’agit là de produits qui bénéficient d’un véritable coup de coeur à plusieurs tables très respectables. lire la suite (…)

Le palmarès EDS de la table du réveillon 2015-2016

Voici enfin le palmarès EDS de la table du réveillon de 2015-2016!

iconetablereveillonLe temps approche où les grands repas seront servis avec la famille et les proches. États de Splendeur vous a ainsi concocté une fois de plus, plusieurs propositions judicieuses pour un repas 5 services pour le réveillon de Noël, de la Saint-Sylvestre, ou de toute autre occasion en cette saison festive!
Ainsi vous retrouverez une page pour chaque service: amuse-gueules, entrée, plat de résistance, fromages et dessert. Une page est également réservée pour la proposition des vins, et leur accords possibles avec tous ces divers plats!
Une succulente symphonie vous attend cette année, avec la crème de la crème des produits québécois sur le marché. Nous avons spécialement choisi ces denrées pour qu’elles soient le plus accessibles possibles aux convives des quatre coins du Québec et même au delà.
Bonne découverte, et nous vous souhaitons aussi, il ne faut pas l’oublier, un temps précieux et agréable dans la cuisine, comme à table!

Palmarès de la table du réveillon 2015-2016

Le mondial du cidre de glace 2015.

Screen Shot 2015-02-11 at 11.21.05 PM C’est au courant de cette fin de semaine que le grand public est convié au Mondial du cidre de glace 2015! En effet du vendredi 13 février au dimanche 15 février, plusieurs cidres de glace rivalisent pour une place sur le podium des grands de ce nectar issu de l’hiver. lire la suite (…)

Campagne publicitaire pour la présence des alcools du terroir dans les épiceries du Québec.

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 Plusieurs le savent, le vin de dépanneur, même avec les nouvelles mises en marché, reste une piètre sélection dont plusieurs items peuvent être qualifiés de tord boyaux. Le permis de production artisanal de bière donne la permission de distribuer ses produits dans tous les dépanneurs et supermarchés, mais pas le permis de production artisanal de vin ou de cidre, ni de poiré ou de tout autre production d’alcool artisanal au Québec.

Ces productions sont confinées à être vendues que sur le lieu de production où dans un kiosque de marché public que le producteur lui-même louerait à ses propres frais. lire la suite (…)

Essayez ce vin.


Pour plusieurs raisons, ce vin mérite d’être essayé et encouragé.

Premièrement, il s’agit d’un des rares vignobles du Québec à posséder son propre domaine où il est embouteillé. Ensuite, il s’agit d’un des très rares vins rouges de la région à être capable de tenir la table. lire la suite (…)

Invitation en face du Château Frontenac de la part de producteurs d’alcools du Québec.

 

Une perte pour Québec: la S.A.Q signature du Château Frontenac ferme ses portes. Cette S.A.Q. une des plus importantes du Québec, en plus de tenir les vins haut de gamme, était connue pour son comptoir “Terroirs d’Ici” qui avait pour but d’offrir une généreuse offre de produits québécois. Cette succursale était des plus importantes puisque non seulement elle offrait un service pour les habitants du quartier, mais elle était une vitrine sans pareil pour faire rayonner les produits québécois alcoolisés à l’échelle internationale via l’imposant contingent de touristes qui y passent chaque année.

Mais voilà que, rentabilité souhaitée n’étant pas au rendez-vous, on a décidé de fermer cette succursale. Bien qu’il soit compréhensible que des impératifs économiques puissent faire déménager une boutique, il est nécessaire cependant d’ajouter qu’une des responsabilités de la S.A.Q. est d’investir dans la visibilité des produits du Québec. Bien que les producteurs de nos régions ne peuvent souvent se payer une visibilité suffisante, la société d’état est en bonne position pour en maximiser la promotion.

Voilà pourquoi la population est invitée demain, samedi le 25 mars, à partir de 13 heures,  en face du Château Frontenac, en avant de la S.A.Q. signature. Une fête familiale attend ceux qui veulent supporter les producteurs d’alcool du Québec dès 13 heures jusqu’en fin d’après midi. Vous serez invités à déguster des vins et autres boissons alcoolisées du Québec. Une fête organisée pour l’occasion par l’Association des Vignerons du Québec.

La SAQ signature du Château Frontenac fermera le 16 avril. On a prévu de la déménager dans le Complexe Jules Dallaire du quartier Sainte Foy.

 

Le vin de glace menacé au Québec.

Le vin de glace produit au Québec est menacé par un nouvel encadrement règlementaire de l’ACIA (Agence Canadienne d’Inspection des Aliments). Le “eiswein” du Niagara est reconnu mondialement comme un des meilleurs. Le vin de glace produit au Québec est moins connu, mais a néanmoins remporté maintes fois des prix internationaux.

Voilà que l’ACIA veut redéfinir le vin de glace comme étant exclusivement issu de raisins ayant gelé sur la vigne. Jusque là, aucun problème car le souci de rigueur veut que l’on ne puisse pas vendre n’importe quel vin sous l’appellation “de glace”; il y a en effet eu plusieurs cas d’abus dans le passé. Cependant, au Québec, le climat régissant la majorité des vignobles est nettement plus froid que celui de la péninsule du Niagara, ou que de l’Okanagan. Par conséquent, les raisins ont tendance à tomber par terre dans la neige, ce qui a tendance à freiner, ou du moins modifier le traitement cryogénique hivernal que doit subir le raisin pour produire un vin de glace. Les vignerons Québécois, dont la plus forte concentration est situé dans la région de Brôme-Missisquoi, ont développé une méthode propre à eux pour faciliter le passage du vent d’hiver sur les raisins: on suspend les grappes sur des filets situés au dessus des vignes. Ceci a pour effet d’empêcher les pertes du raisin tombé au sol, et ne dénature en aucun cas le produit, que ce soit au niveau moral, qualitatif ou gustatif.

Cette nouvelle définition de l’ACIA aura pour effet d’empêcher les vignobles québécois de vendre leur vins de glace sous cette appellation. Les producteurs devront trouver un autre terme inventé ce qui amènerait une situation absurde, selon la majorité des producteurs de vin de glace au Québec. Une situation qui pousse les vignerons à se regrouper pour vous demander de les aider, une pétition en ligne a été initiée pour réclamer au gouvernement du Canada de tenir compte de la situation particulière des vignerons produisant du vin de glace au Québec, et de les inclure dans la définition du vin de glace. Voici donc votre occasion d’apporter votre support aux téméraires producteurs de vin de glace, un savoir faire précieux du patrimoine agro-alimentaire d’ici.

Pour signer la pétition

 

Lourde perte pour les producteurs d’alcools du Québec.

Encore une mauvaise nouvelle pour les producteurs de vins et de boissons artisanales du Québec, une de leurs plus importantes vitrines sur le marché des touristes internationaux va fermer.

Au Québec, les producteurs de vins, de cidres et d’autres boissons alcoolisées artisanales ont la vie dure. Produire un alcool artisanal est un travail assez laborieux, et nécessite beaucoup de ressources, mais le mettre en marché au Québec est un exercice quasi-impossible.

Il existe deux catégories de permis pour la production de boissons artisanales comme les vins, cidres, mistelles et autres elixirs du genre: un permis industriel et un permis artisanal. Le permis industriel est celui qui permet de vendre dans tous les commerces habiletés à vendre de l’alcool au détail, comme dans les épiceries. Par contre, le permis artisanal interdit la vente du produit ailleurs que sur le lieu de production ou encore dans un kiosque de marché public tenu par le producteur. Ceci est en contraste total avec les producteurs de bière disposant d’un permis dit artisanal, qui est néanmoins considéré tel un permis industriel, et leur permet de vendre leur bière dans n’importe quel commerce de détail disposant d’un permis.

Les producteurs d’alcools artisanaux du Québec autre que la bière, viennent donc de subir une autre perte pour leur cause. En effet la SAQ, depuis 2005 valorise sa section “terroirs d’ici” où certains producteurs artisanaux (d’une gamme très restreinte) ont le droit d’y vendre leurs produits. La plus imposante succursale de la SAQ munie d’une section “terroirs d’ici” est sans aucun doute la SAQ Signature de Québec, située dans le sous-sol du Château Frontenac, arrêt obligatoire de bon nombre des touristes visitant Québec. Mais voilà que la direction de la SAQ vient de juger que les ventes en produits alcoolisés régionaux sont insuffisantes et ont donc décidé de fermer cette importante vitrine sur les produits québécois.

Une bonne partie des producteurs déplorent cette fermeture. Au delà de la rentabilité, cette visibilité était un investissement à long terme pour le savoir faire agro-alimentaire du Québec, unique en Amérique du Nord. La SAQ terroirs d’ici du Château Frontenac fermera donc le 16 avril prochain. Dommage que le mandat de la SAQ ne comporte pas pour l’instant une branche visant le maintien de la visibilité accrue pour les producteurs du Québec. Sans doute va-t-il falloir accepter d’exposer nos producteurs à la concurrence étrangère, et modifier la règlementation de la RACJ pour donner le droit aux producteurs artisanaux d’alcool, des droits similaires à ceux dont disposent les détenteurs de permis de production artisanale de bière, soit celui de pouvoir offrir leur produit et le distribuer jusqu’à votre dépanneur du coin ou encore chez votre épicier.

Espérons qu’il y ait mobilisation pour faire corriger cette règlementation.

Le vin au Québec: nouveaux paradoxes.

Photo du vignoble d’Orford, Estrie. ©EDS

 

La production de vin à notre époque, passe, elle aussi par le rouleau compresseur des contraintes liées au commerce international actuel, ainsi que sa compétitivité accrue. Au Québec, la tradition de production de vin est, nous l’avons vu, assez récente, bien qu’ayant eu des premiers balbutiements grâce aux Sulpiciens, puis, par le gouvernement au courant du 19ème siècle, ces deux expériences n’ayant point eu de suite tangible.

Étant donné que la production vinicole est une tradition qui vient d’être ravivée que depuis 1980, nous n’avons pas encore bénéficié d’assez de temps pour avoir des vieilles vignes ou de développer un savoir faire accumulé qui permet d’accorder la production aux subtilités du terroir (sauf exception, pour l’instant). La première culture viticole digne de ce nom, répertoriée dans l’histoire récente fût celle du vignoble Côtes d’Ardoise, d’abord fonctionnant dans l’illégalité, puis, enfin régularisé par le gouvernement. Ce premier vignoble fût l’oeuvre de Christian Barthomeuf, oenologue pionnier de la Montérégie, ayant contribué d’une manière inestimable au partimoine vinicole et cidricole du Québec, et ayant déjà fait l’objet d’un exposé à la radio EDS.

Se trouvant à cheval entre les traditions vinicoles françaises, et celles des États-Unis, les oenologues du Québec ont encore à déterminer leur position quand à l’intégration de ces différentes écoles de pensée en matière de production de vin. Depuis les débuts de la production massive de vin en occident, un vin a toujours été reconnu en fonction de son terroir, et de sa région. Il est régi ainsi par les dénominateurs communs du terroir: à savoir tous les facteurs environnementaux qui influent sur sa nature soit, la composition du sol, les précipitations, l’ensoleillement, la température, l’humidité, les levures présentes dans l’atmosphère local, les insectes qui butinent, ainsi que moult autres facteurs quasi impossibles à quantifier. C’est ainsi qu’on peut dire qu’un Graves a telle ou telle signature.

Or aujourd’hui, des pays comme l’Australie et les États-Unis, diffèrent dans leur méthodes. Ils tentent maintenant de vendre le vin non pas selon son origine, mais selon son cépage (le type de raisin utilisé pour faire le vin). Ils considèrent que les autres facteurs, dans leur production sont si contrôlés que seul la variété de cépage est un facteur assez remarquable pour les classer. Ceci s’inscrit dans un programme de production et de mise en marché massive, qui vise à envahir le marché en présentant des vins qui sont au terroir ce que le big mac est à la gastronomie: gouteux, mais sans valeur. En australie, 80% des vins exportés sont dans les mains de quatre multinationales.

Le Québec ne bénéficie pas d’un cadre réglementaire qui encourage la production vinicole ou cidricole. Un permis de production artisanale ne permet pas au producteur de vendre sa production en boutique, mais seulement sur le lieu de production ou dans un kiosque de marché public tenu par le producteur. La SAQ tient quelques boissons artisanales, mais leur sélection est très restreinte, les reléguant à un coin de boutique qui n’est pas occupé par les surfaces les plus en vue, occupées, elles, par les produits ayant payé pour avoir une certaine visibilité en boutique. Un producteur artisanal de bière, par contre, peut vendre sa bière dans n’importe quelle épicerie ou dépanneur à travers le Québec.

Les producteurs sont donc placés dans une situation précaire. Si ce n’était de l’industrie de l’hospitalité, bon nombre d’entre eux ne pourraient survivre. Ces derniers doivent donc composer avec la réalité économique et ont souvent recours au produit américain et à ces méthodes pour l’élaboration de leurs produits. C’est ainsi qu’en 2012, le dilemme s’offre aux oenologes: utiliser des copeaux de bois dans des cuves en acier inoxydable, du chlorure d’argent, le citrate de cuivre, le glutathion, la stabilisation tartrique, ainsi que les autres méthodes qui maximisent la productivité, ou s’adonner à d’autres pratiques respectant les particularités du terroir.

Certains producteurs, au Québec, déjà, comptent bien emprunter la voie du terroir. Déjà, Lac Brôme, en Montérégie, peut commencer à être considéré comme présentant certaines conditions laissant s’exprimer un terroir certain.

Nicolas Guichard, président de l’Association des Oenologues de Bordeaux. a donc mis sur pied une échelle de un a cinq, classifiant les pratiques oenologiques allant des techniques dites traditionnelles, acceptées de tous, à celles qui sont acceptées par certains oenologues, et enfin, celles qui sont considérées comme ayant un prix à payer au niveau de la qualité dans le produit final. Il est à noter que de nouvelles techniques utilisant des produits dérivés de charbon et de levures, présentent des résultats prometteurs quand à la qualité du produit final.

Il y a quarante ans, le seul vin produit au Québec était souvent reconstitué, et souvent imbuvable. L’effort de Christian Barthomeuf a permis l’établissement du premier permis de production artisanale de vin, et ainsi, une production centrée non pas sur une usine, mais bien sur le vignoble en tant qu’unité productrice. Aujourd’hui, un défi nouveau se présente dans le monde de l’oenologie au Québec: innover et utiliser des méthodes authentiques, originales. Déjà, des efforts ont été entrepris. En 1989, un cépage québécois fût élaboré par Joseph Vandal et Mario Cliche. Il s’agit d’un cultivar sélectionné pour sa rusticité, capable de soutenir des froids de -35 degrés sans aucune protection, et bien adapté au sol dans la région de la Capitale Nationale. Certaines initiatives se font au niveau des levures, d’autres au niveau des tonneaux. Déjà, nous apercevons des vignobles septentrionaux, au delà de la vallée du Saint Laurent.

Beaucoup de choix s’imposent aujourd’hui, pour les oenologues du Québec comme ceux d’autres pays. Probablement qu’à l’avenir, une production sera caractérisée par sa réputation à employer des méthodes qui se situent à un niveau ou un autre de l’échelle éthique des pratiques oenologiques. Déjà, certains pays récemment devenus exportateurs de vin ont choisi d’emprunter la voie de la production tournant autour de la notion de la spécificité géographique. Ainsi la Nouvelle-Zélande se démarque de son voisin l’Australie, par un respect de l’expression du terroir. L’Afrique du Sud, elle aussi, compte plusieurs exemples de productions très soignées en ce sens.

Espérons qu’au Québec, plusieurs vignobles se démarqueront par leur typicité, et oseront briller par l’audace et l’authenticité rigoureuse de leurs méthodes. Souhaitons de même, qu’une certaine volonté vienne apporter des modifications positives au cadre réglementaire excessivement contraignant dans lequel les producteurs de vins et boissons artisanales du Québec évoluent. Pour l’instant, ce qu’il y a à faire, c’est encourager les meilleurs exemples de vin au Québec. S’ils ne vendent pas leurs bouteilles, de plus en plus d’oenologues peuvent être tentés d’utiliser des méthodes qui dénaturent le vin au profit de la rentabilité. Il faut par conséquent être pour l’instant prêt à sortir un cinq ou six dollars de plus pour encourager une production méritoire. Ces derniers sont difficiles à trouver, mise à part la section terroirs d’ici à la SAQ, la seule place où trouver une bonne sélection de ces boissons demeure le marché public. La maison des vins et boissons artisanales du Québec au marché Jean Talon à Montréal, et le Comptoir des Terroirs au marché du Vieux Port à Québec sont les deux seuls endroits actuels où l’on trouve une certaine variété appréciable de ces produits. À chaque bouteille que vous achèterez, vous aurez l’assurance d’avoir contribué à la survie d’une parcelle de terroir, de savoir faire, d’une famille, et enfin, de l’économie régionale/locale. Le vin est arrivé à une étape cruciale au Québec; donnons lui de l’élan, il nous le redonnera de manière certaine, à long terme.