Le Cameroun s’engage à faire reconnaître ses produits du terroir.





drapeaucamerounDepuis quelques années, le Cameroun est sur une lancée qui vise à faire reconnaître plusieurs de ses produits du terroir. Ce pays est d’une extrême richesse en ce qui  concerne les produits régionaux. Plusieurs de ceux ci sont considérés comme d’authentiques produits du terroir de haute valeur. Là où certains pays trainent de la patte en matière de reconnaissance et protection des produits du terroir, le Cameroun emboîte la tâche de pas ferme et fait preuve d’avant garde.

C’est donc une quinzaine de nouveaux produits du terroir qui viennent d’être certifiés. On vient d’accorder à chacun de ces produits une Indication Géographique Protégée. C’est L’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) qui a certifié ces produits. Une action qui a été réalisée dans le cadre de la phase II du Programme d’appui à la mise en place des indications géographiques (PAMPIG 2).

Au courant de la phase un du PAMPIG, nous avons vu deux produits du terroir camerounais être certifiés. Il s’agit du miel d’Oku, un miel d’exception provenant de la région du Nord-Ouest, ainsi que le poivre du Penja.

Le poivre blanc de Penja est un des poivres à l’arôme la plus fine. Il est piquant, mais de manière subtile. Sa culture nécessite beaucoup de soins. Il est originaire d’un terroir situé dans les environs du Mont Cameroun. Ce terroir est dotée d’une terre volcanique très riche ayant ses propres particularités. Il est exporté depuis 1958.

Depuis leur certification en IGP, ces deux produits ont connu un essor remarquable. Le miel d’Oku bénéficie aujourd’hui d’une demande qui surpasse de plus en plus don offre, ce qui est bénéfique pour les producteurs. Le poivre blanc de Penja, lui, se détaillait à 2500 CFA il y a 5 ans. Ayant été couronné de son Indication Géographique en 2013, il se détaille aujourd’hui à 18 000 CFA! Les gourmets du monde entier sont à sa recherche.

 Les chutes de la Lobé, endroit très emblématique de la richesse du Cameroun.

Les chutes de la Lobé, endroit très emblématique de la richesse du Cameroun.


Maintenant ce n’est pas deux mais bien quinze nouveaux produits du terroir camerounais qui seront reconnus grâce à un travail administratif soutenu. On ne fait pas l’erreur de se limiter à des produits alimentaires mais aussi à des produits non comestibles. Ainsi, dans le cadre du PAMPIG 2 nous retrouvons le fameux cuir de Maroua, provenant de la région de l’Extrême nord du pays est reconnu non pas seulement à cause de sa qualité mais ne tant que produit fini, travaillé selon un savoir faire hors pair. La ville de Maroua connaît une longue tradition d’artisanat, spécialement en matière de travail du cuir. Nous retrouvons aussi la pierre de Pouma, originaire de la région du Littoral du Cameroun. Cette pierre est reconnue pour ses qualités décoratives, mais aussi surtout, encore une fois, en tant que produit fini. La ville de Pouma connaît, elle, un excellent savoir faire en matière de taille de pierre et de sculpture.

Parmi les autres produits qui seront certifiés, nous retrouvons l’igname blanche de Mbé, le café de Boyo, le cacao de Tonga, l’ananas de Bafia, l’oignon de Garoua, et le Kilichi de Ngaoundéré. Chacun de ces produits mériteraient à eux seuls un article les mettant en valeur. Voilà donc un travail exemplaire de protection du patrimoine et d’entrepreneurship misant sur les richesses uniques du Cameroun. Plusieurs pays devraient d’en inspirer, faire tomber certaines barrières bureaucratiques et travailler fort à la reconnaissance légale de produits du terroir, véritables trésors qui méritent d’être protégés et mis en marché, pour le plus grand bénéfice de tous, de part et d’autre de la planète.



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