Dans le désert de la standardisation, le terroir se révèle une oasis d’eau fraîche, mondialement.

800px-Harissa_Sauce La notion du terroir fait du chemin. On peut désormais dire que c’est une valeur mondiale. Le Québec ayant été un vecteur du principe en Amérique, le terroir à pris d’assaut, d’une manière fulgurante depuis 2014, les États-Unis. La Californie dispose depuis maintenant plus d’une génération de plusieurs terroirs bien définis, l’Orégon s’impose maintenant comme sillicon valley du terroir. On retrouve des impacts de cet angle d’approche dans tous les états de cette union.
Cependant ailleurs dans le monde, cette valeur se répand tout autant. Dans un marché où les produits sont de plus en plus standardisés, et soumis à des opérations de réductions des coûts, les gens ont de plus en plus soif d’authenticité et de réelle excellence. Voilà pourquoi le terroir fait des remous appréciables dans les cinq continents en 2015.
Le Maghreb est un endroit qui travaille fort depuis plusieurs années déjà à édifier la splendeur de ses moult terroirs. Depuis longtemps l’artisanat du Maghreb, dont la maroquinerie, la mosaïque font figure de tête de proue, est fort bien reconnu internationalement. Mais de plus en plus, les produits agroalimentaires aussi tendent à être soignés en respectant la notion du terroir.
450px-Sidi_Brahim_l’Atlas Qui ne connaît pas les fameux vins Sidi Brahim Maghrebins. Après avoir connu une tendance du style nouveau-monde optant pour la production de volume et la minimalisation des coûts, plusieurs producteurs, surtout en Algérie mais aussi en Tunisie et au Maroc tendent maintenant à réintégrer dans la composition de ces vins, des cépages cultivés traditionnellement en Afrique du Nord, on replante enfin l’Aramon, l’Alicante, le Carignan, le Cinsault, et le Grenache.
La tendance est si forte que l’on voit maintenant s’imposer un produit phare en Tunisie, pourtant connu déjà depuis des lustres: la (ou le, c’est selon la préférence) Harissa.
La somptueuse sauce forte, malheureusement, est souvent copiée par des imposteurs. Donnant souvent un mauvais nom au Harissa, ces producteurs de fausse Harissa feraient mieux de se raviser. Ainsi une opération d’éducation du public sur les subtilités du harissa est donc en cours. En effet, le climat et la terre des principales régions productrices des ingrédients entrant dans la confection du Harissa en Tunisie confèrent la particularité de ce condiment de choix. L’on constate que, cette sauce n’est pas que piquante, mais bien savoureuse dans le cadre d’une certaine palette.409px-Harissa_box
Ainsi six entreprises productrices de Harissa ont participé à la 6ème édition du Concours Suisse des produits de terroir. Des centaines de visiteurs ont ainsi apprécié la recette traditionnelle et aussi la qualité des intrants utilisés pour la Harissa tunisienne. Une étiquette de certification a donc été crée, le Food Quality Label Tunisia; et la célèbre sauce Carthaginoise à le vent dans les voiles de par son authenticité. Le concours a eu lieu et enfin, l’éducation du public, si cruciale à la croissance des bons produits du terroir à travers la planète, a achevé un pas déterminant de plus.

One thought on “Dans le désert de la standardisation, le terroir se révèle une oasis d’eau fraîche, mondialement.

  1. Intéressant de constater que le terroir devient de plus en plus mondiale. Belles photos et très informatif. Ça me donne envie de cuisiner un bon couscous avec du Harissa, que je n’ai pas goûter depuis 25 ans!

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