Une microbrasserie se verra peut-être contrainte de quitter la ville de Lévis.

 

Après quatre ans, installés dans la ville de Lévis, la microbrasserie le Corsaire subit des pressions de la part de la ville pour démanteler sa terrasse. En réalité, il s’agirait de pressions provenant de récents développements résidentiels dans le secteur.

C’est un phénomène que l’on peut observer à bon nombre de places dans le monde actuel. La microbrasserie le Corsaire, connue comme une des très bonnes brasseries de Lévis, et de la région de la Capitale Nationale, devra sans doute plier bagage et quitter la ville.  Cet établissement est installé directement à proximité du traversier de Lévis, secteur touristique en plein développement.

Seulement voilà: mardi de cette semaine, le co-propriétaire  Martin Vaillancourt a reçu un ultimatum de la ville l’obligeant de démonter sa terrasse dans les 48 heures. La raison? Il s’agit de développements récents de condos, dont les nouveaux propriétaires ont décidé de porter plainte à la ville pour le “bruit” que l’activité de la terrasse de cette brasserie causerait. Il s’agit d’un phénomène croissant dans les viles modernes du onde où la course à la construction immobilière et au développement résidentiel conduit à l’arrivée massive de nouveaux résidants dont les priorités sont en conflit avec celle des habitants du lieu. Même en milieu rural, on peut noter beaucoup de situations où des développements de style uni-familial banlieusard empiète sur un territoire où le tissu social fonctionne selon d’autres paradigmes. Le rat des champs rencontre le rat des villes.

Impossible de freiner la construction de nouveaux lieux d’habitation, est-il cependant possible de mieux l’encadrer pour que celle ci ne permette pas des situations où les nouveaux habitants d’un récent développement immobilier peuvent faire supprimer un attrait de la ville, qui est clairement un atout pour la population de cette dernière, ainsi que pour une partie de ses visiteurs?

Une pétition a été lancée sur internet pour signifier le désaccord de la population locale pour cette injonction contre un commerce aimé des Lévisiens. La ville affirme qu’elle s’est vue forcée d’obtempérer, étant donné qu’il s’agissait techniquement de plaintes de résidents. Le dossier est non sans rappeler quelques cas de plaintes excessives de bruit et amendes salées sur le Plateau Mont-Royal, ou encore les plaintes de quelques résidents du Vieux-Québec qui ont forcé, en 2008, le célèbre Moulin à Images de Ex Machina projeté sur les silos à grains dans le vieux port de Québec, à fermer plus tôt, prétextant que l’exposition faisait du “bruit” qui empêchait leurs enfants de dormir pour se préparer à la rentrée scolaire.

Martin Vaillancourt ainsi que son associée Julie Gagnon, songeraient à déménager l’entreprise dans le secteur du Vieux-Port, à Québec. Le dossier reste pour l’instant en suspens.

 

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