Les granges du Québec

Les granges font partie du patrimoine esthétique du Québec depuis le 17ème siècle. Elles sont désormais indissociables du paysage rural québécois typique. Un ouvrage vient d’être lancé par les éditions Art Global, explorant le phénomène. Il s’agit d’un livre empli de photos saisissantes et de texte relatant la réalité des granges du Québec sous ses multiples formes. Les photos sont l’oeuvre du photographe Pierre Philippe Brunet, et le texte de Jean O’Neil.

Les granges y sont explorées depuis leurs débuts en Nouvelle-France jusqu’à aujourd’hui. Les fameuses granges circulaires de l’Estrie, ainsi que d’autres granges uniques, y apparaissent. Aujourd’hui, plusieurs d’entre elles sont à l’abandon faute d’entretien, et deviennent des ruines en proie aux développeurs immobiliers de Toronto ou New York par exemple. Ces derniers se procurent les granges à petit prix, puis les démontent pièce par pièce, pour s’emparer du bois, le transporter, et l’implanter sur les murs de condos citadins en manque de cachet, décuplant ainsi la valeur de revente du logement grâce à ce bois de grange usé par les saisons.

Mais d’autres granges trouvent une seconde vie en se faisant restaurer. Certaines deviennent des théâtres d’été, tradition fort agréablee des saisons estivales du Québec. D’autres deviennent carrément des habitations ou des musés, dotés d’un cachet authentique. Souvent, les granges deviennent des ateliers, prolongeant ainsi leur vocation première. Dans tous les cas, les granges du Québec sont devenues caractéristiques du paysage rural d’une bonne partie des régions. Développées par un savoir faire ancien, d’ici, avec des matériaux locaux, ces constructions très plastiques, en bois sont là pour rester, autant que possible, on l’espère, dans le panorama de nos campagnes.

Granges du Québec