Un marché public se doit d’être diversifié.

Dans l’arrondissement Saint Laurent, à Montréal, celui qui a connu la plus forte croissance démographique l’an passé, nous retrouvons le marché Hawaï. Cet endroit ressemble presque à un marché public, tant l’offre y est opulente.

On y retrouve toutes sortes de produits utilisés dans la cuisine chinoise, thaïlandaise et cambodgienne. Ce genre de commerce se transformerait aisément en marché public, un peu comme le marché de nuit Richmond à Vancouver. Phénomène ayant connu une croissance certaine au début des années 2000. Le marché de nuit est un marché public typiquement asiatique, où les kiosques n’ouvrent qu’à la tombée de la nuit. Ce faisant, on s’adapte à l’horaire difficile des temps modernes en permettant au public de faire ses emplettes après le travail. Ce sont des lieux emplis de vie, et d’animation, qui insufflent énergie dans leurs quartiers respectifs. Celui de Richmond à Vancouver à commencé avec quelques kiosques dans un stationnement, pour devenir aujourd’hui une quasi-institution.

Marché de nuit Shin Lin, à Taïpei.

Mais voici qu’ici, une journaliste de La Presse, Mercredi 15 août 2012 note qu’au Marché Jean-Talon, on retrouve toute une panoplie de produits qui ne sont pas locaux, tandis qu’à New York, un règlement empêche la vente de produits non-régionaux dans les marchés publics. En suivant cette logique, le rambutan n’aurait pas sa place au Marché Jean-Talon, puisque nos producteurs locaux ont déjà assez de difficultés financières comme ça.
Lire la suite (…)